Crítica publicada en Revista los Libros de Artes y Letras de El Mercurio
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Auteure/Escritora: Tisseuse de mémoires de la Patagonie aux Balkans (récit)/ El Hilo del Medio (narrativa) Le livre de Carmen (roman)/ El Libro de Carmen (novela)/ Cuatro entraron al paraíso (narrativa)/ Le rêve et la chute (Récit)/ Piedras Blancas (novela)/ Los Cuervos de Piedras Blancas(teatro)/ Isabel, fille du vent(théâtre)/ Isabel, Hija del viento (teatro).
Que el idioma desconocido no te amedrente. Bajando por la columna de la izquierda, después de mis libros y antes de otras rúbricas, se pueden leer textos míos. Algunos están en castellano, otros en francés, otros en ambos idiomas.
N’ayez pas peur de la langue inconnue. En descendant par la colonne de gauche, après mes livres, après les critiques, et avant d'autres rubriques, il y a des textes que j'aime partager. Ils sont tantôt en français, tantôt en espagnol, tantôt dans les deux langues. Je ne sais pas faire autrement.
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Le Monde des religions n° 51 (janvier-février 2012) est consacré en grande partie au thème « cerveau et spiritualité ». Ce sujet est au cœur de mon troisième livre, paru au Chili sous le titre Cuatro entraron al paraiso et qui doit paraître bientôt en France, chez l'Harmattan, sous le titre Le rêve et la chute.
Mon récit est celui d’une expérience du sacré, d’un rêve extraordinaire, grand rêve, ou rêve archétypique, que j’ai eu à l’âge de vingt ans et qui a bouleversé mon existence. À la fin de ce rêve, j’ai éprouvé de la culpabilité sans comprendre – jusqu’à maintenant – que cette culpabilité que j’ai cru mienne, privée, que cette souffrance qui m’a coupée du sacré était aussi une souffrance archétypique : celle de la condition humaine.Ma culpabilité a surgi justement de ne pas avoir su réduire au silence le cerveau spéculatif : « C’est alors que dans ma tête, je commets l’irréparable, l’impardonnable. Je devance la réalité de mon rêve éveillé par une idée préconçue. »
Dans l’article « Les recherches sur les états mystiques », l’auteur se réfère aux zones actives du cerveau lors des expériences mystiques. À un moment de mon récit je dis : « Par ailleurs, cet état d’attention transforme quelque chose en moi. J’ai l’impression constante que la peau de mon front est plus lisse, plus tendue, c’est comme si ce Travail produisait des transformations physiologiques dans mon corps, surtout sur mon visage. »
Dans mon livre, il est question aussi du mouvement sectaire auquel j’adhérais à l’époque de cette expérience. Mon rêve est venu en pratiquant des techniques sur l’apprentissage de l’éveil enseignées dans le cadre de ce mouvement ; mouvement que j’ai quitté il y a presque quarante ans. Certains lecteurs ne retiendront de mon récit que le mot secte. Tant pis pour eux.