Français? ¿Español?

Que el idioma desconocido no te amedrente. Bajando por la columna de la izquierda, después de mis libros y antes de otras rúbricas, se pueden leer textos míos. Algunos están en castellano, otros en francés, otros en ambos idiomas.

N’ayez pas peur de la langue inconnue. En descendant par la colonne de gauche, après mes livres, après les critiques, et avant d'autres rubriques, il y a des textes que j'aime partager. Ils sont tantôt en français, tantôt en espagnol, tantôt dans les deux langues. Je ne sais pas faire autrement.

vendredi 10 novembre 2017

CONVERSATION AVEC MARÍA LONDON, Espaces Latinos 293, Septembre-Novembre 2017

La traducción de esta entrevista se puede leer en el sitio de  Letras de Chile,
y de manera parcial,  en el sitio de la Sociedad de Escritores de Chile.

Cet article, qui correspond à des échanges avec Marián Semilla-Durán à propos de Piedras Blancas, peut être lu dans les pages 11 à 14 du numéro 293 de la revue Espaces Latinos  de septembre-novembre 2017.
Marián Semilla-Durán commence l'article par le texte suivante:
"Piedras Blancas est, selon la dénomination classique qui apparaît sur la couverture, un roman (novela), c'est-à-dire, une œuvre de fiction. Oui. Mais nous voudrions dire que Piedras Blancas est beaucoup plus que cela : c’est un défi radical, un pari insensé, un coup en pleine poitrine. María London fait résonner dans ce titre (Pierres blanches) le nom d’un lieu réel, Tejas verdes (Tuiles vertes), l’un des nombreux centres de torture qui fonctionnèrent pendant  la dictature (1973-1990) d’Augusto Pinochet. Le témoignage d’un prisonnier survivant, l’écrivain et poète Hernán Valdés, décrit de l’intérieur cet enfer dans l’un des textes le plus bouleversants de la littérature chilienne contemporaine : Tejas Verdes. Diario de un campo de concentración en Chile.

María London n’est pas un témoin direct. Son corps n’a pas été torturé mais elle a souffert, comme tant d’autres Chiliens, dans sa conscience et son identité, cette tragédie nationale. Elle abordait déjà le sujet dans son premier roman : Le livre de Carmen ; elle y revient avec un texte étrange et sans concessions, où des narrateurs  multiples  sondent les profondeurs du mal,  en adoptant souvent le  regard  des tortionnaires, dans une tentative obstinée de dévoiler leurs motivations, de rendre intelligible  ce qui est, pour la plupart d’entre nous, impensable. Ce n’est pas la première  fois qu’un écrivain choisit cette perspective, avec plus ou moins de bonheur. Cela a été fait dans la littérature se référant à la Seconde Guerre mondiale (Jonathan Littell,  Les Bienveillantes), et aussi dans certains textes de la littérature argentine (Luis Gusmán, Villa) mais c’est la première fois qu’on explore ce territoire dans la littérature chilienne. Et María London le fait d’une manière particulière, presque expérimentale, en combinant des perspectives diverses, des personnes narratives, des voix appartenant aussi bien aux victimes qu’aux tortionnaires, qui donnent lieu à une construction polyphonique et multiforme   l’écriture, à partir  de faits réels, construit des histoires, fictionnalise des témoignages, convoque des pensées, des paroles, des mémoires, dans le but de dresser une sorte de répertoire de l’horreur et de la manipulation. Parce ce qu’il ne s’agit pas seulement de reconstruire un pan d’histoire, mais aussi et surtout d’exposer les canismes cachés qui la rendent possible, les constructions discursives qui justifient l’injustifiable, les pouvoirs factuels qui sont derrière les pouvoirs visibles. D’établir, en somme, les vraies responsabilités...."

dimanche 7 mai 2017

En la SECH "Piedras Blancas: Una mirada a la tortura desde la otra vereda"

http://www.sech.cl/piedras-blancas-una-mirada-a-la-tortura-desde-la-otra-vereda/

Esta semana se realizó el lanzamiento del libro “Piedras Blancas”, la última obra de la escritora chilena radicada en Francia, María London. Con un tema sobre la historia reciente de nuestro país que evidencia lo más noble y deplorable de nuestra especie.
Abril, 2017.- Cuando en 1965 Truman Capote describió el horror vivido en un pequeño pueblo de Kansas, la literatura cambió. El enfoque de “A Sangre Fría”, que estaba centrado no solo en las víctimas, sino también en los victimarios, ofreció otra cara de la moneda. No es un ejercicio simple entrar en la piel de aquellos que usualmente ejercen el poder de mala manera, pero para María London, autora de “Piedras Blancas” (editorial Forja), el desafío de desentrañar estas historias y evidenciarlas era motivación suficiente.
¿Qué tipo de persona era un torturador antes de convertirse en uno? ¿Qué se rompe en una persona para cruzar el umbral y sumergirse de lleno en aguas turbias? Esas fueron algunas de las respuestas que la autora de este, su cuarto libro, intentó responder durante el lanzamiento de “Piedras Blancas” en la Sociedad de Escritores de Chile (SECH).
“Creo que el libro tiene un punto de vista que no estaba escrito y a mí, en lo personal, me habría gustado haberlo leído en alguna parte, así que asumí el desafío de mostrar esta cara del victimario que no estaba en ninguna parte”, explicó María Isabel Mordojovich, nombre real de la escritora, quien además agregó que la importancia de indagar en la vida previa y el camino recorrido por aquellos que finalmente ejercieron un rol tan duro en tiempos de dictadura, permite a la vez humanizarlos.
En la ocasión, London estuvo acompañada de María Eugenia Lorenzini, directora de la editorial Forja, quien también destacó la importancia de abordar un tema del que, a su juicio, se ha escrito muy poco. “A nosotros como editorial nos interesa que estos hechos se conozcan, porque hay más matices y María aporta con otra mirada. Acá hay una generación de la que se no se habla, una que soñaba con ideales de igualdad o de dignidad y que a nosotros nos parece importante rescatar para la memoria”, dijo Lorenzini.
El lanzamiento contó con la presencia de una concurrencia muy activa, además de representantes de la Fundación por la Memoria, generándose un diálogo reflexivo con respecto a aquellos crudos tiempos vividos en nuestro país hace ya más de 40 años. Una novela que seguramente marcará un hito más en la reconstrucción de nuestra memoria país, pero desde un rincón diferente, lo que ciertamente le otorga un valor agregado.

mardi 21 mars 2017

"Historia de la Tortura" por Jose Promis, Artes y Letras, El Mercurio

Voir plus bas la traduction de cette critique, publiée le 19 mars 2017, dans le supplément culturel  « Los Libros » de  Artes y Letras,  El Mercurio

Crítica publicada en Revista los Libros de Artes y Letras de El Mercurio
 

Ver el blog de José Promis

HISTOIRE DE LA TORTURE

“Une réussite indubitable de l’auteure de Piedras Blancas est la forme encadrée qu’elle a donné au texte pour qu’il remplisse ses intentions narratives…”

Quarante années déjà, mais le coup d’État militaire de 1973 se maintient vivant dans les pages de notre littérature. Il en ressort un point qui pourrait très bien être considéré comme la ligne de division entre deux périodes du roman chilien contemporain: avant et après le coup. Mais en tant que thème pour roman, la dictature militaire a occupé plusieurs fonctions narratives. C’est le référent qui octroie l’ancrage historique et donne un signifiant au récit de beaucoup de textes ; c’est l’atmosphère exigée par la nature de la fiction développée dans d’autres romans. Ce peut aussi être le motif subordonné indispensable pour soutenir le conflit central de l’argument ou, dans une minorité de cas, le motif principal de l’histoire. Quelle que soit la hiérarchie que l’objet dictature occupe dans la structure du récit, il est généralement abordé seulement du point de vue des victimes.

L’intérêt de Maria London (María Isabel Mordojovich) pour la présence du mal que le coup d’État a installé dans notre société, est à l’origine de son roman Le livre de Carmen, publié au Chili en 2008 (un an après sa publication en France), dans lequel le thème est travaillé à partir de la relation personnelle qui s’établit entre un personnage pervers et sa victime. Mais son roman Piedras Blancas –récemment publié avec un titre qui évoque Tejas Verdes, le récit-témoignage de Hernán Valdés- poursuit des intentions plus ambitieuses : donner une amplitude majeure au thème et l’observer d’un point de vue différent. Comme le dit Maria London dans sa “Note de l’auteure” qui ferme le livre, son roman veut décrire l’horreur du monde de la torture du point de vue des tortionnaires et répondre à certaines questions : comment la torture s’est-elle installée dans notre société et que sont devenus tant les victimes que leurs tortionnaires après la fin du gouvernement autoritaire imposé par le coup d’État militaire de 1973.

Une réussite indubitable de l’auteure de Piedras Blancas est la forme encadrée qu’elle a donnée au texte pour qu’il remplisse ses intentions narratives. L’histoire de la torture se passe en deux temps distanciés par les années passées entre le coup d’État de 1973 et le moment où tant les victimes que les tortionnaires racontent ce qu’il s’est passé à cette époque. Dans le premier temps, la voix narrative observe les modes de penser et les comportements de personnages responsables de l’apparition du terrifiant monde de la torture : le major Davila, qui l’impose comme moyen chirurgical pour extirper le cancer du communisme de la société chilienne, un groupe de jeunes sous-lieutenants et lieutenant sélectionnés pour la mettre en pratique et trois sinistres capitaines qui décident des diverses formes de torture que doivent subir les opposants au régime. S’ajoutent à eux des personnages comme Olegario Poblete Aranda, Blanca, Alvaro et Floreal Torres. Le premier représente les victimes que la torture convertit en tortionnaires et les autres celles qui ne trahissent pas leurs compagnons ni n’abandonnent leurs idéaux bien qu’ils soient soumis aux mêmes tortures et souffrances qu’Olegario.
Dans le deuxième temps, la voix narrative permet que militaires, victimes et leurs familles, parlent directement au lecteur. Mais la vérité profonde que le texte veut transmettre, le message qui veut être communiqué à travers ces moyens artistiques, surgit du contraste entre les situations bouleversantes et terrifiantes de l’histoire de la torture et le discours cynique de Ricardo, un homme d’affaires dont les déclarations commencent et terminent le livre. 

Bien que les images produites dans Piedras Blancas n’atteignent pas la profondeur psychologique recherchée par l’auteure et restent à hauteur de stéréotypes –tant humains que linguistiques- l’intention de Maria London d’éviter de nous familiariser avec un moment de notre histoire mérite l’attention des lecteurs.


mardi 20 décembre 2016

Lanzamiento de la novela Piedras Blancas



En la  Librería del GAM, Santiago, 17 de noviembre 2016


Texto de presentación del juez Juan Guzmán (leído por Pedro Sánchez).


Texto de presentación de Vivian Lavín, conductora del programa de literatura y cultura "Vuelan las Plumas" de Radio Universidad de Chile.


Buenas tardes,
Quisiera agradecer a todos los que ayudaron para que el libro Piedras Blancas exista y para que este lanzamiento sea posible.
Quisiera agradecer en particular a mi esposo por su paciencia y apoyo permanentes; a Jorge Magasich, historiador y autor de “Los que dijeron “No”, historia del movimiento de los marinos antigolpistas de 1973”, por su interés, sus valiosos consejos y su prólogo; a mi cómplice de escrituras, Mario Labrín, por haberme incentivado a publicar cuando leyó el manuscrito en agosto pasado (no estaba decidida a hacerlo).
A mi editora María Eugenia Lorenzini, por su gentileza y profesionalismo, por haberme escrito el 5 de septiembre que quería editar mi libro, “aprovechando mi viaje”, y a todos sus colaboradores de editorial Forja, por el esfuerzo enorme de sacar el libro en tan poco tiempo. 
A Mélanie Sustersic por el dibujo de la portada. A Mauricio Hasbún, por haberme prodigado algunos consejos sobre la manera de proceder en Chile para un escritor.
Agradezco al juez Juan Guzmán, por ser quien es, por ser como es, por haberme hecho el inmenso honor de brindarme su amistad. Además de haber aceptado presentar el libro, me puso en contacto con los editores Berta Concha y Pedro Sánchez de Liberalia, a quienes también agradezco. Berta me ofreció generosamente su apoyo para este libro, “en lo que sea”; le pidió a la maravillosa Vivian Lavín, conductora del programa de literatura y cultura "Vuelan las Plumas" de Radio Universidad de Chile, que sea la segunda presentadora. Agradezco a Vivian Lavín por haber aceptado. Gracias a Berta Concha y a Pedro Sánchez hoy estamos en la librería del GAM. Agradezco a Pedro Sánchez por haber prestado su voz para leer el texto de presentación del juez Guzmán.
Agradezco a Patricio Lanfranco por su entusiasmo y su fuerte apoyo.
Agradezco a Ana Becerra, presidenta de la Fundación por la Memoria de San Antonio, por su interés. Ojalá este libro ayude en su lucha por preservar los lugares de memoria asociados al Tejas Verdes.
Agradezco a todos los presentes por el esfuerzo de haber venido. En fin, agradezco a los que están conmigo y que no pudieron venir


Les voy a hablar de lo que me motivó a escribir Piedras Blancas.
La magnitud y gravedad de los crímenes de lesa humanidad perpetrados por las dictaduras de los años 70 en América Latina, y en particular en Chile, me hacen sentir un horror comparable al que me habita desde la adolescencia por los crímenes de los nazis.
Estos últimos años me tocó vivir dos historias extraordinarias en relación a lo anterior.
La primera, fue que alguien, en casa de Mario Labrín, acá presente, ponga en mis manos un testimonio mayor e inédito del holocausto, testimonio de una fuerza pasmosa de uno de los pocos sobrevivientes de la revuelta de Treblinka, y me pida ayuda para buscarle un editor, lo que hice consciente de la misión excepcional que era la mía. La segunda historia extraordinaria que me tocó vivir fue todo lo que sucedió después de haber tenido la iniciativa de traducir, subtitular y hacer conocer en Francia el documental El Juez y el General de Patricio Lanfranco y Elizabeth Farnsworth.
Buscando reseñas del “El último judío” de Chil Rajchman, libro que fue publicado en Francia en el año 2009, y luego en todos los idiomas más conocidos, descubrí un artículo sobre la tortura de la filósofa francesa Catherine Perret, a quien le escribí y con quien comenzamos a intercambiar. Su artículo se llamaba “Sauver sa peau“ (salvar el pellejo). Le comenté ciertas reflexiones de Gabriel Salazar sobre una manera de resistir a la tortura que ella no mencionaba en su artículo. Lamenté no poder compartir con ella, no entiende el español, el libro Una Mujer en Villa Grimaldi de Nubia Becker, creo que no hay testimonios literarios mayores de víctimas del holocausto escritos por mujeres.
El 12 de septiembre del año 2013, día de la proyección en la Maison de l’Amérique Latine en Paris, del documental El Juez y el General, en presencia del juez Juan Guzmán, Catherine Perret me llevó de regalo su libro La enseñanza de la tortura, que acababa de ser publicado. Allí ella analiza lo que está en juego durante la tortura para los victimarios.
Cuando leí El despertar de los Cuervos de Javier Rebolledo, en el año 2014, todo confluyó: Tejas Verdes era el lugar de la Enseñanza de la Tortura de Catherine Perret, la escuela de la tortura, con sus instructores y sus “alumnos”. La idea de escribir en torno al punto de vista de los victimarios se impuso con fuerza. Una cosa es querer escribir sobre un tema, otra es hacerlo, y les confieso que  por muchas razones que no voy a detallar, fue muy difícil.
Para no caer en la trampa de identificarme con estos siniestros personajes, decidí limitarme a buscar el momento inicial, allí donde todo empieza para el país pero también para los individuos y centrar el relato entre el 10 de septiembre y mediados de octubre de 1973. Traté de escribir sobre el instante en el que se atraviesa el umbral de la trasgresión.
Escribí Piedras Blancas tratando de responder a ciertas preguntas, o por lo menos de formularlas:
¿Hasta qué punto la actitud de ciertos civiles sirvió como justificación para que los golpistas se sintieran mandatados a hacer todo lo que hicieron? ¿Cómo fue que algunos hombres decidieron instaurar la tortura en Chile como método para alcanzar sus objetivos? ¿Cómo lograron imponerla durante largos años en nuestro país? Conocer las respuestas podría ayudar a evitar que esto se repita.
Otras preguntas
¿Cómo fueron capaces de ir tan lejos en el horror? (antes de ejecutar ciertas torturas, alguien las imaginó, se atrevió a proponerlas a otros, se tuvieron que poner de acuerdo entre ellos, prepararlas…)
¿Cómo se veían o se ven los victimarios a sí mismos?,  ¿qué sabían de ellos sus familias?
¿Cómo reaccionaban los jóvenes oficiales a quienes les enseñaban a torturar?, ¿tenían la opción de rechazar?, ¿qué pasó con ellos después?
Espero que mi libro logre suscitar estas y otras interrogaciones en los lectores.
La memoria, la verdad y la justicia son esenciales, muchos de los acá presentes, luchan por ellas, pero también es necesario entender los mecanismos que conducen a seres humanos, en Chile y en muchos lugares, a transgredir los valores tácitos que fundan la humanidad.
Muchas gracias

lundi 24 juin 2013

A la Maison de la Recherche en Sciences Humaines / Université de Paris-Sorbonne















Coloquio Internacional:
“América Latina: Construcción, deconstrucción y perspectivas del género (femenino/masculino)"
10h30-11h30: Mesa redonda
Presidencia:  Milena Cáceres, Directora del Instituto Peruano de Promoción de la Cultura (INPECA):


El género en la ficción de autoras latinoamericanas,
con la participación de las escritoras: Leyla Bartet (Perú),  Maria LONDON (Maribel Chenin) (Chile), Luisa Futoransky (Argentina), Anabella GIRACCA (Guatemala).

 
Sobre la construcción de los personajes femeninos de “El libro de Carmen”

La novela “El libro de Carmen” es el relato de los sueños destrozados de una mujer que desea amar en un país donde el machismo ancestral se manifiesta en los excesos de una dictadura aterradora. Es un libro sobre la condición femenina, que hace un paralelo entre una mujer humillada y un país humillado. El país no nombrado es Chile y la dictadura, tampoco nombrada: la de Pinochet.

El relato, en forma circular, escrito como un thriller, comienza cuando a una escritora, de paso en su país, le piden que escriba sobre el hombre que treinta años atrás arruinara su vida.

En el libro encontramos a Carmen y a varios personajes femeninos secundarios. Estos últimos, inclusive Gabriela, que ocupa un lugar importante en la novela, son todos estereotipos:

Gabriela, escritora, al igual que Carmen, representa a la mujer con los pies en la tierra, conectada a la realidad, militante de los derechos humanos. Es la que defiende todas las causas nobles, y en particular, las de las mujeres. Ella es la amiga con la que se puede contar, la que sabe escuchar, la mujer refugio. Gabriela representa también la memoria: está al tanto de los crímenes de la dictadura y del precio particular que pagan las mujeres en el caso de ser torturadas.

Blanca, la mujer de Alan, representa a la esposa ideal para muchos hombres: buena madre, buena dueña de casa, refinada, discreta, invisible como persona y el mejor signo exterior de éxito y “de ser un hombre bien” para el marido, que, en este caso - nadie lo sabe - es el malo de la historia.

La madre de Carmen representa a la mujer que adhiere a los valores de la sociedad machista, valores que contribuye a perpetuar tanto o más que la mayoría de los hombres.

La abuela de Carmen es la abuela mítica, que representa la sabiduría femenina transmitida de generación en generación, y en este libro, a través del conocimiento simbólico del poder curativo de las plantas.

Carmen es el único personaje femenino que podemos considerar “construido”.

Carmen tiene múltiples facetas: es a la vez la narradora distante y la protagonista de una ficción que ella escribe, inspirada en su propia vida. Carmen es la joven ingenua e idealista de esta ficción, la presa fácil de los personajes cada vez más siniestros que va encontrando en su camino, y también es, la que años después, desencantada y aguerrida, practica el amor libre y gana su vida contribuyendo, indirectamente, al modelo de sociedad que aborrece, escribiendo novelitas rosa que se venden, por supuesto, como pan caliente. Las dos voces de Carmen, la de narradora y la del personaje de su ficción, se van cruzando, en un diálogo polémico entre ellas, y van alternando amor, humor, dolor, incomprensión, rabia y auto irrisión, para contarnos lo difícil que es ser mujer en ciertas sociedades y para reírse de la ingenuidad de aquéllas que aún se creen el cuento.

Un aspecto importante del personaje de Carmen es cuando la descubrimos en su juventud, tratando de existir con todas las contradicciones imaginables entre los anhelos inducidos por una educación aseptizada y sus deseos de vivir de verdad, con cuerpo y alma. Evidentemente, la sexualidad está en el centro de la cuestión. El episodio del doctor, que ocurre en el libro, que en vez de responder al pedido de un anticonceptivo prefiere darle un discurso moral sobre la virginidad, es crucial y sintomático de la sociedad en la que vive, es el punto de partida del drama de Carmen. El hecho que la joven Carmen se acobarde y no insista ante el doctor, también es sintomático y caracteriza a la joven Carmen.

Evidentemente, la violencia que sufren las mujeres, en una sociedad donde reina el orden patricarcal, es de la misma naturaleza que la que sufre el pueblo cuando surge una dictadura, como la que figura en el trasfondo de la novela. Detrás de cada una de estas violencias hay una ideología de negación, sumisión y despojo, que pretende acallar las voces que la denuncian, tratando de hacer aparecer a las víctimas como si fuesen culpables de ser lo que son y de desear lo que es legítimo desear.

Las voces de Carmen, de Gabriela y de todos los personajes liberadores se unen, al final de la novela, en una vibrante invitación a denunciar sin reserva todas las violencias y a rechazar, con fuerza y dignidad, el sentimiento de humillación resultante de vejaciones, porque este sentimiento es un instrumento cultural, hace parte de la ideología que lo provoca, invita al silencio y el silencio le hace el juego a la impunidad.

mardi 7 août 2012

"Le rêve et la chute" à Corrençon


Cela s'est passé le jeudi 19 juillet à Corrençon en Vercors,
lors d'un Café lecture (lire le commentaire ici)

samedi 5 mai 2012

Invitée au Colloque Écritures en Migration(s) le 11 et 12 mai

Histoires d’écrits, histoires d’exils
14h30- 15h30 Amphi X : Table ronde 2
Écritures et publications : effets de la publication sur l’écriture
modératrice : Delphine Leroy
avec : Milagros Palma , Maria London et Leyla Bartet